mardi 23 mars 2010

Les petits parasites plaisants de la vie.


Enfin du neuf sur ce blog !

Mais point ici d'analyses et de théories bavardes, j'en ai pas vraiment le temps. La vie s'est débrouillée pour m'occuper à d'autres horizons assez longtemps pour que je me sente orphelin de ce blog.

Alors, yop ! Une petite ligne (de mots...) entre deux occupations. Et quoi de mieux pour un retour que le résumé de tout ce que j'ai rêvais d'écrire sur ce blog et que j'ai abandonné ? Ben rien, c'était une question rhétorique.

Mettons le théâtre en place. On est mardi, j'ai encore été tiraillé entre un bon Antonioni, histoire d'être au diapason de mon cours du lendemain (et aussi parce que c'est fichtrement bon), et la Nouvelle Star. Oui. Et bon ben pour l'instant ça fait 2 à 1 pour l'émission de Métropole 6. Et j'ai honte. Maiiiiiis. Je suis fatigué quand je rentre, et pis j'aime bien voir des bons gros stéréotypes parisiens tentés d'arracher un bout de papier avec le mot 'THEATRE' écrit dessus. Photoshop, une bonne imprimante, et c'est plié. Ils sont cons ces parigots.

Bon je vais encore me faire traiter de provincial véreux, donc j'arrête. Mais je te le promets Michel-Ange ! La semaine prochaine, c'est toi !

Sinon, j'ai vu et vécu des choses bien fun ces derniers temps à Paris.

Comme un groupe de jolies américaines en train de chanter le générique du 'Prince de Bel-Air' à l'arrêt de métro 'Bel-Air'. Le genre de truc qui te redonne le smile en fin de journée.

J'ai vu une fille en collant violet prendre des photos de tout et de rien, et sauter pour attraper les fleurs d'un arbre à portée de main. On reste tous des petits enfants au fond de nous, mine de rien.

J'ai vu un balcon plié sous le poids d'une demi-tonne de moineaux fous.

J'ai vu que QUEEN était plus puissant que le café le matin pour se réveiller.

Et j'ai aussi vu plein de chinois (mais où se cachaient-ils donc ?). Mais il paraît que c'est l'année du Tigre de Fer, alors bon j'ai laissé faire. Et j'avais pas trop envie de me battre ce jour-là.

Moins rigolo, première fois témoin d'une agression en live, devant chez moi. Ca fait tout drôle. Et le truc fou après coup, c'est que j'ai réalisé que mon habituel chemin du retour de la fac a été incroyablement parasité ce jour-là.
D'abord, une jolie fille m'a pris en otage. Après libération, j'ai passé la moitié du chemin à souffrir d'un cruel dilemme. Le McDo, ou faire à manger ? La flemme, ou la vie ? La larve, ou le véloce raptor ? Bref, les frites molles ne m'ont pas vue ce soir là, mais elles ont freiner ma course.
Ensuite, en passant à côté d'un court de tennis, un innocent joueur loupe sa balle, qui finie sur la route, devenant vulnérable face aux pneus implacables pouvant l'annihiler. Heureusement, un quidam passant par là (en fait c'est moi), la sauva in extremis, pour la remettre sur les rails des lendemains heureux faits de bonds et rebonds sur terre battue.
Et après tout cela, je suis arrivée dans ma rue. Et l'agression, la femme qui tombe, moi trop loin. Les flics, les pompiers, l'attente. Et les 'Et si'. Et si je n'avais pas une libido en état de marche ? Et si je n'avais pas un estomac ? Et si je n'avais pas de civisme ? Je serais sans doute arrivé à temps pour me faire casser la gueule à la place de la nana, mais n'empêche.

C'est dans ces moments là que la vie manque cruellement de points de sauvegarde où revenir en cas de besoin.
Bon au final tout le monde va bien et j'ai gagné une bouteille de vin. Et les flics sont des mecs (et des filles) sympas. Lourds, mais sympas.

Après, j'ai réfléchi sur plein de trucs trop bien à mettre sur cette page, et pleins de sujets super, mais aucune ne méritait vraiment de frôler vos délicates rétines. Donc bon, ce sera pour la prochaine.

Save ? Y/N

Y.


Gort


Playlist : QUEEN / Under Pressure

samedi 13 février 2010

Le jeu vidéo est-il le 10e Art ?


Le jeu vidéo est-il un art ? Est-il ce Xe Art tant attendu ?

On a rarement fait plus casse-gueule comme questionnement. Et c'est justement pour ça que c'est marrant, et que je vais gentiment m'atteler à la question.


/Grandes définitions et pierres posées/


Tout d'abord, excusez-moi de prendre le temps de définir mon sujet. Parce qu'après tout, qu'est ce que l'art ? Facilité de la chose, cette question amène un bon demi-milliards de définitions. Il y a celle de l'art comme 'tentative de créer des formes plaisantes' (Herbert Read), ou celle de Clive Bell qui dit que l'art est 'une forme de grande portée' ou encore celle de Benedetto Croce qui dit que 'l'art est intuition'. Je m'arrête là. Aucunes de ces définitions ne me contente réellement, car trop ou trop peu exclusive, trop ou trop peu profonde. Et comme il faut bien avancer, je m'en remettrais donc à celle d'Urgyen Sangharakshita qui caractérise l'art ainsi :

L'art est l'organisation d'impressions sensorielles qui exprime la sensibilité de l'artiste et communique à son public un sens des valeurs qui peut changer leur vie.

Vous voyez, finalement c'est très simple. Je pourrais encore expliquer et décortiquer cette définition pour en améliorer la signification, mais ce serait s'éloigner trop de ce qui nous intéresse ici. Je vous donne donc rendez-vous dans les sources en bas de page pour des liens forts instructifs.


Champagne. Joie. Cotillon. Nous avons (oui, tous ensemble) définit l'art. Mais bien évidemment, tout cela n'est pas si simple. Car si nous avons - brillamment - définit l'art, encore faut-il le relier à notre sujet : le jeu vidéo. Et là, un flot d'autres questions passionnantes et embarrassantes déboulent dans nos caboches, ricochant malicieusement pour jamais ne se laisser saisir : Pourquoi un 10e Art ? Pourquoi classer ? Quel est le but de cette légitimation ? Est-ce vraiment important ? Etc...etc...

Avant d'entamer la réflexion sur le jeu vidéo, j'aimerais réactualiser les arts aujourd'hui "reconnus". D'après la courante définition des arts d'Hegel,, énoncé au 19e siècle, il y aurait 6 arts : l'Architecture, la Sculpture, la Peinture, la Musique, la Danse et la Poésie. 3 arts de l'espace, 3 arts du temps.

A partir de 1919 (et grâce au critique et théoricien Canudo) le cinéma est devenu le '7e Art'.

Le 8e Art regroupe l'ensemble des 'arts médiatiques' : la radio, la télévision et la photographie.

Le 9e Art est quand à lui plus facilement attribué à la bande-dessinée, comme l'ont défini le dessinateur Morris et Pierre Vankeer dans le journal Spirou.

Avec l'arrivée d'Internet et des productions numériques, le 10e Art a souvent été accordé à un ensemble, comme pour le 8e Art, qui serait 'les créations numériques'. C'est à dire l'infographie, le pixel art, le webmastering et le jeu vidéo entre autres...

Mais ce statut n'a jamais véritablement été accordé à cet ensemble un peu trop global et finalement un peu mal défini. Et le seul véritable média dans cet ensemble capable de recevoir ce statut contesté d'art serait le jeu vidéo, car il regroupe en quelques sortes l'ensemble des sous catégories misent en avant : l'infographie, le pixel art ... Le statut critique du jeu vidéo porte donc en lui de nombreux questionnements, et de nombreux espoirs pour les aficionados de la légitimation de leur passion principale.


/Pas de fumée sans feu/

Car véritablement, si ce débat a lieu depuis quelques temps déjà un peu partout, c'est que cette réflexion sur l'art et le jeu video est devenu pertinente. Le jeu vidéo existe depuis maintenant plus de 35 ans, il est devenu au fil des ans un médium populaire et un acteur culturel important dans nos sociétés actuelles. Et si la question se pose, c'est que le jeu vidéo partage avec les arts reconnus quelques caractéristiques : il transmet des émotions, il est une création d'auteur qui traduit un savoir-faire, une technique, il permet une réflexion à la fois sur les sujets qu'il traite, mais aussi sur lui-même et sur ses récepteur... Une multitude de points communs qui sont effectivement en faveur d'une entrée du jeu vidéo dans la fameuse liste.
De plus, depuis quelques années, le jeu vidéo a été reconnu par les élites dirigeantes comme un acteur non seulement industriel et économique, mais aussi résolument artistique. En 2005, Renaud Donnedieu de Vabres a fait officier des arts et des lettres plusieurs grands auteurs du jeu vidéo comme Shigeru Miyamoto (Mario, Zelda ...), Michel Ancel (Rayman, BGE...), Peter Molyneux (Theme Park, Fable, Populous ... ) ou Frederick Raynal (Alone in the Dark, Little Big Adventure ... ). Le jeu vidéo a donc, en quelques sortes, déjà était légitimer par les institutions. Mais bien évidemment, son statut de mass media lui colle à la peau, et son profond aspect consumériste désacralise ce statut officieux. Car finalement, à trop être un produit, on en oublie les aspirations artistiques pour se laisser dominer par des motivations purement économiques et mercantiles. Le jeu vidéo reste donc encore entre ces deux mondes, celui de l'art qui manque de véritable assises concrètes dans le jeu vidéo (même si elles existent comme nous le verrons), et celui de la production de masse devant répondre à des impératifs économiques. Ce qui rend finalement le jeu vidéo très proche de son cousin, auquel il emprunte beaucoup, le cinéma.


/Quels murs et quelles passerelles à la canonisation ?/


Et c'est peut-être cela qu'il faudrait au jeu vidéo pour gagner son statut d'art : posséder une véritable identité artistique, possédant ses formes propres, et détachée de la tutelle prégnante de l'art cinématographique. Ce problème a été le même pour le cinéma qui a dû se détacher du théâtre pour véritablement exister comme art particulier. Et si la différenciation est encore douteuse, un facteur important, et qui sera à mon humble avis primordial dans le règlement de cette question, est pourtant caractéristique du jeu vidéo : l'interactivité. Première forme de représentation intrinsèquement interactive, le jeu vidéo devra utiliser cette particularité pour gagner son identité. Mais un art peut-il vraiment laisser place à l'interactivité ? Une oeuvre d'art peut-il laisser autant de liberté aux récepteurs ? Le ludique est-il un frein à l'art ?

En effet, l'interactivité, véritable irruption des récepteurs, des spectateurs, dans l'oeuvre d'un créateur, peut être problématique. Est-ce qu'une oeuvre est-elle encore 'd'art' quand elle n'est plus une création pleine et immuable, et qu'elle peut-être modifiée par ses récepteurs ?
C'est vrai que le jeu vidéo a inventé une nouvelle forme d'interactivité entre l'oeuvre et le spectateur. Mais finalement, ce rapport a toujours existé. Le récepteur a toujours interagit avec l'oeuvre, et il a toujours trouvé dans l'oeuvre des éléments qui lui ont aidé à l'accepter. Cette modulation de l'oeuvre, qui aurait ainsi un sens finalement très subjectif, a toujours été au coeur de l'art. Et cette interactivité, certes plus passive que celle proposée par le jeu vidéo, a cependant toujours existé. Les limites misent en place par un tableau ou un film, sont simplement repoussées dans le cadre du jeu vidéo, pour donner un sentiment de liberté aux joueurs. Mais les limites, le cadre est toujours bel et bien là, et ces limites élargies séparent encore ce qui est modifiable par les récepteurs, cette liberté 'illusoire' des joueurs, de ce qui est immuable, appartenant à l'auteur, et donc à l'oeuvre.

/Le jeu vidéo comme art, déjà là/

Le jeu vidéo possède de nombreux exemples qui portent haut ses couleurs et qui sont de véritables preuves des qualités artistiques, venant de véritables auteurs, et proposant des véritables expériences émotionnelles et réflectives fortes. Loin de la volonté majoritaire du jeux vidéo qu'est le photo-réalisme, des jeux vidéos ont su s'imposer comme de véritables oeuvres expérimentales, provocant des sentiments complexes, et assimilables à de l'art moderne. Parmi celle-ci : Rez, Vib Ribbon ou, cas extrême, The Marriage de Rod Humble. Ce dernier est un jeu qui penche délibérément vers l'oeuvre d'art moderne, et montre bien le potentiel et les capacités artistiques de ce média, révélant par ailleurs la chétive frontière qui existe entre ces différentes formes.
D'autres jeux peuvent prétendre au statut d'oeuvres d'art car portés par une vision d'auteur. Premier exemple cité par les fans : Fumito Ueda et ses jeux Ico, Shadow of the Colossus et The Last Guardian. Créateur d'univers onirique complets à portés philosophique, possédant des gameplay originaux questionnant les fondements du joueur, et ses sentiments les plus intimes, Ueda a su être un véritable auteur de jeu video dans une industrie régie par des grosses productions en manque d'âme. Et d'autres créateurs d'univers ont réussis à s'imposer dans cette industrie. A leur tête, Hideo Kojima qui, avec les jeux Metal Gear Solid, ne crée pas qu'une des oeuvres majeures du jeu vidéo, mais impose aussi en sous-texte une véritable réflexion sur la place du joueur par rapport au jeu, et sur le rôle véritable du jeu vidéo. Questionnement qui arrive souvent à travers les mécanismes de jeu, et qui sont la preuve de ces pistes de réflexion que le jeu vidéo n'omet pas dans son évolution. Le jeu vidéo se remet constamment en question, ce qui promet énormément pour ses évolutions futures.



/L'avenir est dans les garages/

Enfin, il est vrai que le jeu vidéo est très souvent présenté comme le loisir qui rapporte le plus d'argent dans le monde, plus que le cinéma ou la musique. Et ses aspects le plus médiatisés sont souvent les scores exceptionnels de ces blockbusters tels que Assassin's Creed, Call of Duty ou Bioshock. Et comme au cinéma, ces blockbusters repoussent les frontières techniques et proposent des expériences parfois étonnantes, Bioshock, S.T.A.L.K.E.R. ou FallOut en tête. Le futur technique, et donc d'une partie de cet art en germe, passe par ces blockbusters, mais nous ne pouvons pas en dire autant des innovations formelles et de fond qui apparaissent elles, à des endroits qu'on auraient à peine soupçonnés. Et de nos jours, c'est bel et bien dans les recoins obscures du net, successeurs des garages et des caves des concepteurs anonymes d'autrefois, et chez les créateurs indépendants que l'on trouve les plus belles surprises.

The World of Goo, Portal, Okami et les nombreux jeux modestes du Playstation Store ou du Xbox Live offrent souvent des gameplay inventifs et des univers particulièrement originaux. Et même, surprise ultime, des expériences particulièrement troublantes et inoubliables, comme le propose le jeu Portal, qui a chamboulé son monde, et votre serviteur, il y a 3 ans.
Mais dans cet article, j'aimerais attiré votre attention sur les jeux tout aussi intéressant qui existent dans le monde vidéoludique, mais qui n'ont pas eu l'honneur de la distribution massive. Ce sont souvent le résultat de l'acharnement d'une personne, ou d'une bande d'amis, et quelques fois, ces bijoux inde sont de véritables voyages grandioses, offrant de nouvelles ouvertures au jeu vidéo. Bon exemple, The Marriage, le jeu expérimental cité plus haut, ou une pléthore d'autres jeux indépendants passionnants, comme la série des Sam et Max, et des jeux comme Neon Wars ou le brillant Cave Story (Doukustu Monogatari). Malgré leur modeste facture, ces jeux ne font pas d'économie sur les univers proposés et les personnages haut en couleur, rappelant les belles heures des jeux Gameboy ou SuperNes.
Bref, une tonnes de jeux qui n'ont pas de diffusion massive, et qui livrent toutes leurs puissances uniquement aux ludophiles fouineurs du web. Alors fouinez !


/Conclusion/

Une diversité étonnante venant d'un média aussi jeune (même pas 40 ans d'existence), et qui a bien profité de l'essor d'Internet. Entre les blockbusters fait pour faire de l'argent, les oeuvres d'auteurs (encore rares mais de plus en plus présentes), les petits jeux modestes et novateurs et les jeux inde trouvant leur public sur la toile, le monde du jeu vidéo prouve tous les jours sa complexité et la richesse des outils qu'il propose. Le jeu vidéo influence déjà énormément les autres arts, et si les institutions peinent encore à considérer cette forme de représentation de plus en plus imposante dans notre société, il y a déjà bien longtemps que la question est réglée chez les fans : le jeu vidéo est un art, et pis c'est tout !
N'empêche, j'omettrais pour ma part une réserve. Le jeu vidéo est par sa nature porté vers le ludique, et ses futures évolutions, les fameux 'jeux sérieux' proposés par les différents gouvernements du monde, vont encore dans cette direction. Mais à mes yeux, pour devenir véritablement un art accompli, ce qu'il n'est pas encore je pense, le jeu vidéo devrait sortir de ce système ludique restreignant encore les joueurs dans une attitude de recherche continuelle de gratifications, de score à battre et de quêtes à accomplir brillamment. Mais, à quand un jeu où l'on peut perdre définitivement, et qui ne propose pas gracieusement aux joueurs de refaire encore et encore la partie quand s'affiche le fatal 'Game Over' sur l'écran ? A quand un jeu qui concernerait vraiment les joueurs ?

Je pense que l'avenir du jeu vidéo dans son optique d'être un art peut se trouver dans cet alternative. Un jeu qui n'est plus seulement un jeu, mais qui demande aux joueurs de prendre un degré d'implication plus grand, loin de l'amusement de quêtes accomplissables à l'infini. De ce côté, les MMORPG ouvrent des futurs alléchants, mais le pas n'est pas encore franchi.

Et après tout, qu'apporterais ce statut d'art au jeu vidéo ? Une légitimité pour un orgueil de joueur mal placé ? Avoir ou non ce statut honorifique ne nous empêcheras pas, nous gamers, de continuer à jouer, encore et toujours. Et finalement, nous préférons toujours une bonne vieille baramine ou une casquette de plombier rouge élimée à toutes les médailles et honneurs du monde...


In Pixel We Trust.



Gort



Playlist : Final Fantasy / Your Light is Spent


Ma connaissance en jeux vidéo, si elle est celle d'un passionné, n'est absolument pas complète et j'ai sans doute omis de nombreux jeux vidéo importants, qui remettent sans doute en cause quelques uns de mes questionnements. Si vous avez des lumières a apportées à ce sujet, je les accepte volontiers !

Sources et adresses utiles :

http://centrebouddhisteparis.org/AOBO/Art/Qu_est-ce_que_l_art_/qu_est-ce_que_l_art_.html
http://www.canardpc.com/article-48-Le+Jeu+...+un+Art%3F.html (à qui j'ai emprunté quelques images...)
http://www.gameblog.fr/podcast_10_podcast-n-9-le-jeu-video-est-il-un-art#
http://www.cavestory.fr/
http://www.rodvik.com/rodgames/marriage.html

samedi 30 janvier 2010

Ciné US : la mort des 'vrais gens' ?



En cette période du festival de Sundance, le festival du cinéma indépendant américain et international, créé en 1978 par Robert Redford, et voué à offrir à des films à petits budgets une renommée et une diffusion plus large et souvent méritée, il est bon de revenir sur ce cinéma qui n'a pas si longtemps connu un vent de renouveau, s'offrant quelques succès exceptionnels et devenant subitement populaires, traînant derrière lui toute une liste de codes et de critères différents et notables du simple cinéma hollywoodien. Ce cinéma, c'est le cinéma des vrais gens.

Rappelons néanmoins que ce n'est pas la première fois que l'esthétique du cinéma hollywoodien se fait chiper la vedette dans les salles et dans les coeurs. Directement après la Seconde Guerre Mondiale arrivèrent rapidement des cinémas plus populaires et offrant de nouveaux modèles, de nouvelles figures de proue qui portèrent rapidement toute les espérances d'une époque. Néo-réalisme, Nouvelle Vague, New Wave américaine... Des cinémas exigeants et populaires, loin d'une mise en avant de la star, et s'attardant sur ces 'vrais gens', loin de la beauté plastique, et plus faillibles et complexes que les icônes hollywoodiens d'auparavant.

Après cette première vague de ce nouveau cinéma américain à la fin des années 60, celui-ci s'est tassé finalement dans les années 80-90, et les codes hollywoodiens ont repris petit à petit leurs droits dans les salles. Mais l'arrivée des geeks dans le paysage populaire ces dernières années a de nouveau changée la donne, renvoyant ces 'vrais gens' au devant de la scène. Comme quoi, tout cela n'est qu'une question de cycles.

Porteur de cette renaissance, l'arrivée de nouveaux comiques populaires à su imposer des acteurs pas forcément très beaux et aux moeurs plus discutables. Privilégiant la junk-food, et une sociabilité douteuse, ces nouveaux modèles ont d'abord été populaires car cibles de moqueries. Mais l'attention particulière qui leur était accordée, loin du cynisme habituel, les a rendu sympathiques et les spectateurs ont rapidement vus en eux les reflets de leur propres conditions. Confrontés aux mêmes problèmes, parfois peu glorieux, et possédant les mêmes tares ou les mêmes pathologies que les gens de tous les jours, ces personnages sont rapidement devenus ces icônes de la 'vraie vie' : imparfaite, mais attachante car définitivement plus humaine que les standards hollywoodiens.


Symbole de ce virage de l'engouement populaire, le cinéaste Judd Appatow (héritier de John Hugues entre autres), qui avec des films comme 40 ans, toujours puceaux, Supergrave ou En cloque, mode d'emploi a su parler de ces 'vrais gens' (certes en les exagérant) avec tendresse et pertinence, tout en enchaînant les succès au box-office. Car finalement, dans le cinéma américain, tout se joue sur l'argent sonnant et trébuchant. Et avec des budgets minuscules (de 20 à 30M$, ce qui n'est pas grand chose dans le cinéma américain), et des recettes atteignant aisément les 200M$ de moyenne dans le monde, ces nouveaux 'vrais gens' sont vite devenus la nouvelle poule aux oeufs d'or du cinéma US.












Autre figure de ce cinéma, les films indépendants ont également trouvé leur credo. Entre un Little Miss Sunshine et une Juno, coûtant chacun moins de 10M$ pour des recettes de plus de 100M$ (voir plus de 230M$ pour Juno), ces films cheap ont su démocratiser leurs codes pour en faire une véritable marque de fabrique utilisée aujourd'hui un peu n'importe comment par les studios de cinéma pour espérer engranger le maximum de billets verts. Couleurs flashy, imaginaire débridé, poésie visuelle, et imagerie pop mis au milieu des grandes histoires des petits gens. Telle était la panoplie parfaite qui fonctionnait il y a peu.

Mais comme je le disais pour les comédies douces-amers de Judd Appatow, tous ces codes devenus subitement 'branchouilles' et rentables ont été tout aussi rapidement réutilisés par les grands studios hollywoodiens pour en faire, non plus de véritables choix esthétiques résultant d'une volonté de s'émanciper d'un modèle pré-établie désué, et ainsi de proposer une nouvelle conception du monde, et une nouvelle manière d'appréhender les personnages et les acteurs, mais tout simplement des critères de machines servant à ameuter les spectateurs. Rapidement, toute cette imagerie a été utilisé à tort et à travers, et comme tout cinéma esthétiquement subversif, il a été ingéré par la machine hollywoodienne. Les figures pertinentes sont devenus, dans les mains de réalisateurs et de scénaristes moins concernés des coquilles vides et l'esthétique indé pourtant si porteur est devenu un argument commercial, ne reflétant souvent pas grand chose de l'esprit du film.


Away We Go, Les Grands Frères, Bliss, Sunshine Cleaning, 500 jours ensemble, Funny People ... La liste est longue de ces films qui n'ont pas su allier efficacement les aspirations artistiques d'un courant cinématographique original avec les attentes populaires. Ironie de la chose, ces films profondément populistes ne sont plus populaires. La faute aux studios hollywoodiens sans doute comme je l'ai dit, mais aussi aux évolutions des attentes des spectateurs. Une nouvelle ère cinématographique semble s'ouvrir où les questionnements existentiels de personnes bien trop vraies n'intéressent plus grand monde. D'autres problèmes sont survenus, et les publics ne veulent plus voir leur vie mal en point dépeinte sur des écrans de cinéma. A la vue des grand succès de ces deux dernières années (The Dark Knight, Iron Man, Indiana Jones, Twilight, Harry Potter ou encore Avatar), les spectateurs de cette nouvelle ère ne vont visiblement plus au cinéma pour voir de vrais gens dans une vraie vie, mais pour sortir de leur vie. Raisons conjoncturelles, qui reviennent à chaque époque de crise. Pendant ces périodes délicates, le cinéma se porte le mieux du monde, et ce sont les productions les moins exigeantes et les plus facilement grands publics qui font les meilleurs scores.

Les films de 'vrais gens' se retrouvent alors relégués au fond du box-office, et arrivent difficilement à dépasser les 70M$ de recettes, à l'avantage des grandes franchises rassembleuses. Les spectateurs sont heureux (apparemment), mais le cinéma américain ne s'en sort pas forcément grandit, préférant le pré-fabriqué aux véritables originalités esthétiques et scénaristiques. Mais qu'on ne s'inquiète pas tant, comme tout ce qui est sur notre Terre, tout cela ne résulte que de cycles, et je ne serais pas étonné de retrouver d'ici peu la bonne bouille des losers attendrissants que j'ai pris tant de plaisir à voir ces dernières années. Il suffit d'être patient.



Et puis, c'est quand même bien aussi le cinéma pré-fabriqué !



Gort



Playlist : Sharon Jones and the Dap-Kings / This land is your land

jeudi 21 janvier 2010

Bifurcations Shakespeariennes


Je suis à un de ces carrefours qu'on n'osent jamais prendre.

De ceux qui décident si demain sera un lendemain, ou qu'un jour simple où l'on s'extirpe du cours dans lequel on se noie.

Pourtant, les merveilles qu'offrent chaque journée ne peuvent faire qu'exister, elles sont là, ni plus ni moins, seul revient à nous l'audace de les saisir.
Nous sommes des réceptacles, et bien que nous passons le clair de notre temps dans l'obscurité, il nous arrive dans de fugaces moments de saisir l'intensité de la vie qu'on déroule sous nos pas.

Le choix est donc à faire. Avoir la force de voir demain. Demain, demain, demain, et c'est ainsi que de jour en jour nous nous glissons vers la dernière syllabe du grand livre de notre destinée.

Le monde sera bien là demain. La grande question est de savoir si nous aurons la force de le recevoir. La grande question est de savoir si nous, nous serons là.

Et j'avoue ici mes faiblesses d'hommes, il y a des jours comme ça, où je sais bien que ce n'est pas ça. On a envie de se laisser porter, ne rien subir, ne rien vivre. Qui s'en soucierait de toutes façons ? Nous ne sommes que de la poussière qui vole, des oiseaux de passage qui ne font que brasser le vent de leurs ailes qu'ils croient implacables. Et là est notre faute. Les hommes sont des hommes, et les meilleurs l'oublient parfois.

J'en suis là à progresser sur le chemin qui est le mien, à entendre les feuilles sèches et jaunies craquaient sous mes pas, sans savoir où ces pas me mènent. Mais il faudra bien que le choix soit fait, et que la vie reprenne son ampleur, et que la flamme reprenne de sa splendeur.

Comme l'écrit Shakespeare : la vie est un théâtre, où chacun doit jouer son rôle.


Il est temps de jouer le mien. Mettons un peu de vie dans cette aventure.



Gort



Playlist : Paloma Gil - Another Fight / http://www.myspace.com/palomagil

dimanche 17 janvier 2010

Pourvu qu'on ait l'ivresse...


Ca fait longtemps que je n'ai pas véritablement parlé de moi. En réalité, je n'ai pas vraiment eu des masses de temps à accorder à ce genre de petites pages exutoires. Entre fêtes, examens et vraie vie, 'The Flag of Gort' a eu tendance à être en berne. Allez, zou, une petite bourrasque.

Ces dernières semaines ont surtout été les semaines de la non-existence. Passer des soirées à relire des cours, finir des montages urgents ou faire des recherches ne laisse pas énormément de place à l'existence. En même temps, de quoi nous plaignons nous, nous croquons bien assez de la vie pour s'en voir refuser quelques bouts sans obligatoirement maugréer.

Toujours est-il que dans cet agitation estudiantine exceptionnelle, je n'ai pas eu beaucoup le temps d'aller au cinéma. Et les films de sortir, et moi de n'en voir que de pâles aperçus sans pouvoir y plonger. Après 3 semaines cependant, j'ai enfin réussi à replonger une fois dans ces abîmes obscures, percées des clartés intermittentes de la vie.

'Le Bel Age'. Le film vaut par beaucoup sans vraiment transporter. Le plaisir de voir un vieux visage qu'on aime bien, Michel Piccoli. Et de découvrir un joli minois fort plaisant, celui de Pauline Etienne. Mais dans mon expérience, le film n'avait au final pas grand importance.

Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

Et rentrer à nouveau dans une salle obscure, échappant à la pluie, fut un vrai, grand plaisir, de ceux qui apparaissent trop rarement. Le seul fait de sortir pour aller au cinéma était déjà de belles retrouvailles. Voir un film sur un petit écran d'ordinateur n'est rien en comparaison à l'ambiance d'un cinéma, à ce sage protocole que quelques gens suivent au nom d'une même folie. Alors même si les seules personnes qui m'accompagnaient étaient des vieux jouant avec leur dentiers ou ronflant dans un coin, le plaisir était là.

Sentir le fauteuil rouge plié sous notre poids, posé sa veste sur le siège vide voisin comme par un rituel, et attendre les quelques minutes avant l'obscurité en triturant son ticket de cinéma. De l'encre sur les doigts. Se laisser aller au grè d'une histoire, enveloppé dans les limbes sombres d'un petit cinéma de quartier.


Une salle de cinéma est décidément un bien agréable tombeau où profiter de l'ivresse.



Gort



Playlist : Dusk Till Dawn / http://www.myspace.com/dtilld

mercredi 30 décembre 2009

Let's go exploring...



Comme je n'aurais sans doute plus le temps de vous voir avant la fin de l'an de grâce 2009, je m'en vais fêter ici et maintenant l'arrivée (étonnante) de l'année 2010. Choeurs et trompettes.

Bon, en général, tous les ans, une bonne centaine de personnes vous souhaitent une excellente année, mais la plupart du temps, c'est une année de merde. Exemple : moi.

Alors, loin de tous ces mots et ces phrases toutes faites qui n'ont plus guère de sens de nos jours, je préfère célébrer avec vous cette année 2010 (et l'année du Tigre de Métal, pour nos amis chinois), par un agréable moment de poésie et d'optimiste diablement grisant.

Tiré de la BD 'Calvin et Hobbes', oeuvre excellentissime s'il en est, de Bill Watterson, ce petit 'strip' est le tout dernier des aventures du petit Calvin et de son tigre Hobbes. Et la série de se clore, en 1995, sur cette sublime leçon d'optimisme. Pour ceux qui ne connaissent pas, il existe plus de 20 albums de 'Calvin et Hobbes' en vente dans toutes les bonnes librairies.

Pour le reste, arrêtons un peu de parler, et comme nos amis le disent, 'Let's go exploring'...



"Wow, it really snowed last night. Isn't it wondeful ?

Everything familiar has disappeard. The world looks brand-new !

A new year... A fresh, clean start !

Its like having a big white sheet of paper to draw on. A day full of possibilities !

It's a magical world, Hobbes, 'Ol Buddy...

Let's go exploring !"



( Bonne année 2010 )


Gort



Playlist : Dubmood/ Mario Airlines


P.S. : Plus grosse (et lisible) version du strip en cliquant sur le titre de cet article...

mercredi 23 décembre 2009

Joyeux Noël


Parce que c'est Noël, je me suis dit que des petits cadeaux seraient appréciés. J'en ai deux. Le premier, c'est une vérité.
Vous croyez sûrement que la couleur rouge du Père Noël vient de Coca-Cola, et notamment des publicités de 1933. Cette petite anecdote s'est propagée allègrement depuis un certain temps, et est devenu vraie aux yeux de tous (y compris moi). Mais ce n'est ni plus ni moins qu'une légende urbaine. D'ailleurs on peut admirer des centaines de représentations de Père Noël rouge bien avant 1933, et même depuis 1866 ! Vous pourrez en appréciez quelques-unes en cliquant sur le titre de cet article.
Réjouissons nous alors qu'une icône telle ne soit pas un pur produit marketing, et qu'elle garde ainsi un peu de sa magie.
Juste pour info : Le Père Noël (ou Santa Claus, ou WeinachtsMann, ...) est une déformation du Saint-Nicolas hollandais, qui lui même est une déformation d'un lutin nordique, d'un dieu celte, et sûrement aussi d'un démon québécois (joke). Bref, au final, ce personnage qui offrirait des cadeaux aux enfants viendrait de Nicolas de Myre (IVe siècle). Vous voilà renseignés.

Autre cadeau, car je me suis rendu compte qu'il redonnait le sourire et l'espoir à n'importe qui et n'importe quand, le fameux discours de Charles Chaplin à la fin du film 'Le Dictateur'. Lisez-le, vous verrez, vous vous sentirez mieux après.

"Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n'est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l'avons oublié.

L'envie a empoisonné l'esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l'abondance nous laissent dans l'insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d'intelligence, nous pensons beaucoup trop et nous ne ressentons pas assez. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d'humanité. Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n'est plus que violence et tout est perdu. Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l'être humain, que dans la fraternité, l'amitié et l'unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d'hommes, de femmes, d'enfants désespérés, victimes d'un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m'entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n'est que le produit éphémère de l'habilité, de l'amertume de ceux qui ont peur des progrès qu'accomplit l'Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront, et le pouvoir qu'ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr.
Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu'il faut faire et ce qu'il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.
Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes-machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.
Vous n'êtes pas des machines !
Vous n'êtes pas des esclaves !
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l'amour du monde dans le cœur.
Vous n'avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n'est pas fait d'amour.
Soldats ne vous battez pas pour l'esclavage mais pour la liberté.
Il est écrit dans l'Evangile selon Saint Luc "Le Royaume de Dieu est dans l'être humain", pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir : le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir : le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l'occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !"




Ca fait du bien, hein ? Joyeuses fêtes.



Gort


Playlist : Glenn Miller